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Quel est le meilleur statut juridique pour un consultant ?

Vous êtes spécialisé dans le consulting et souhaitez en savoir davantage sur les différents statuts juridiques existants ? Le choix d’un statut juridique est loin d’être anodin et génère des conséquences qui peuvent être positives comme négatives. Notre article détaille les atouts et inconvénients des principaux statuts juridiques possibles pour un consultant.

La question cruciale du statut juridique

Il existe, en France, un certain nombre de statuts juridiques d’entreprises. Il s’agit d’une forme particulière que peut prendre une entreprise lors de sa création ou d'une modification. Ce choix a donc des conséquences sociales, fiscales et administratives.

Certains statuts juridiques d’entreprise vont être davantage conçus pour le secteur industriel ou les grands groupes. Il existe, également, des statuts juridiques réservés uniquement aux professions libérales réglementées. Un certain nombre d'entreprises ont donc à disposition des statuts juridiques pré-choisis.

Ainsi, un consultant conserve un choix relativement restreint en matière de statut juridique. Il peut opter pour une forme d’entrepreneuriat que l’on pourrait qualifier d'individuel. Il est également possible de se regrouper en société avec d’autres professionnels. Enfin, un consultant peut aussi faire le choix du portage salarial qui ne correspond pas à un statut juridique d’entreprise comme nous allons le voir plus bas.

Devenir un entrepreneur entièrement autonome

Depuis 2009, il est possible, en France, d’entreprendre très rapidement avec un statut allégé. L’option de la micro-entreprise facilite encore davantage les démarches et les obligations d’un entrepreneur. La réalisation des documents comptables n'est pas nécessairement obligatoire. Par ailleurs, les micro-entrepreneurs s'épargnent la gestion de la TVA, autant sur les factures de vente que d'achat.

Les inconvénients de l’entreprise individuelle ou du micro-entrepreneur sont aussi bien connus. L’absence de contacts et de réseaux peut devenir, au fil des mois, une source de démotivation. Il y a, d’ailleurs, un taux extrêmement élevé de cessation d’activité dans ces statuts-là.

Par ailleurs, les clients peuvent avoir des réticences à travailler avec des micro-entrepreneurs. La facilité de création de ce type d'entreprise devient, dans ces situations, des handicaps. Plus généralement, les indépendants restent soumis à de nombreuses exigences professionnelles et administratives.

Intégrer une société avec d’autres consultants

Il est parfaitement possible, en conservant une autonomie dans l’organisation de ses missions, de se « regrouper » avec d’autres professionnels. Ainsi, un consultant peut faire le choix de devenir actionnaire ou associé d’une société. Cette solution présente un certain nombre d’avantages non négligeables.

La mutualisation des charges entre les différents associés

Un ensemble de charges peuvent donc être mutualisées grâce à une répartition intelligente. Ainsi, les frais de location pour les espaces professionnels, le recours à un cabinet d’expertise comptable ou même l’acquisition des logiciels deviennent des dépenses communes des consultants de l’entreprise.

L’aide au développement commercial

Le fait de travailler avec plusieurs associés permet aussi de produire des offres communes. Plusieurs consultants vont alors pouvoir répondre plus facilement à des marchés publics, sur des projets où un seul consultant aurait pu difficilement déposer sa candidature.

Une meilleure organisation des congés

Dans certaines entreprises, les consultants possèdent des compétences complémentaires, voire similaires. Ainsi, un consultant peut temporairement remplacer un associé absent du fait de ses congés. Les délais d’attente de la clientèle se réduisent et les consultants peuvent plus facilement organiser leur départ en vacances.

En effet, pour un consultant indépendant, la prise de congé peut et va souvent dépendre de ses projets en cours. Il se voit alors dans l’obligation de réduire ses vacances ou de les fractionner sur plusieurs périodes. En travaillant au sein d’une société, un consultant peut plus facilement déléguer temporairement ses projets en cours à un autre associé.

Un accès direct aux bénéfices

Il est également plus facile d’accéder aux bénéfices lorsque l’on est associé de sa propre entreprise. Travailler avec d’autres consultants permet alors de se partager plus facilement les excédents réalisés par l’activité.

Les inconvénients de la société

Entreprendre à plusieurs comporte l’inconvénient principal de ne pas maîtriser entièrement la stratégie de l’entreprise. Ainsi, la société peut, au fil des mois et années, intégrer de nouveaux associés qui peuvent avoir une vision différente. Les désaccords stratégiques sont régulièrement la cause de conflits et de rupture dans le monde de l’entrepreneuriat.

En cas de départ d’une société, un consultant va devoir repenser l’entièreté de son statut. En effet, il doit, de nouveau, réaliser des démarches de création d’entreprise. Par ailleurs, le départ de la société peut occasionner des problèmes commerciaux dans la mesure où la récupération de certains anciens clients peut être impossible.

En d’autres termes, lorsque l’on entreprend avec d’autres consultants indépendants, il est essentiel de porter une attention particulière aux points suivants :

  • Les procédures de prises de décision. Il est crucial de ne pas « abandonner » son pouvoir de décision au détriment d’autres associés. Les mêmes consultants ne doivent pas décider pour les autres.
  • L’intégration de nouveaux associés. L’arrivée de nouveaux éléments peut perturber l’équilibre au sein d’une entreprise. Chaque consultant doit donc peser le pour et le contre d’intégrer de nouveaux profils.
  • L’équilibre financier. Se regrouper doit, en toutes circonstances, rester plus avantageux financièrement que d’être tout seul. Un consultant doit donc porter une attention particulière à sa rémunération par rapport au chiffre d’affaires généré.


Dans certaines entreprises, le choix du modèle coopératif a permis d’apporter davantage de dialogue et d’apaisement entre les membres. Dans une société coopérative, chaque associé ne possède qu’une voix, empêchant la prise de pouvoir par un seul consultant. Il convient de noter que le modèle coopératif peut être adopté par toutes les sociétés, quel que soit leur statut.

Entreprendre en toute sécurité

Comme nous l’avons vu plus haut, il est possible d’entreprendre sans entamer, nécessairement, des démarches fastidieuses de création d’entreprise. Ainsi, avec le portage salarial, un consultant va devenir un salarié « porté ». Officiellement, il n’appartiendra plus à la catégorie des indépendants, mais à celle des salariés.

Un contrat de portage permet de cumuler les avantages que nous avons vus plus haut avec la micro-entreprise ou en société. En portage salarial, un professionnel conserve une totale liberté pour choisir ses clients, sa stratégie, son positionnement et ses valeurs. Ce type de contrat apporte de nombreuses sécurités et libertés aux entrepreneurs experts d'un domaine spécifique.

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