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"Comment rebondir après un échec ?" Retour sur notre Petit-déjeuner Links

Retour sur le petit-déjeuner Links Consultants du 7 avril dernier, animé par Lionel Chouraqui, diplomé de l'ESSEC, co-fondateur de la société PITCHY, start-up de création de vidéo automatisé élu dans les "100 Startups o๠investir en 2015" du magazine Challenges.



Quel est votre parcours?

Entrepreneur depuis 10 ans, je souhaitais travailler dans le secteur des seniors mais à  défaut de percer dans ce domaine, j'ai commencé à  donner des cours.

J'ai co-fondé la société Cap Enseignement Supérieur en 2006 avec mon frère, 2 années avant d'être diplômé de l'ESSEC. A partir d'un investissement initial de 500€, la société a été rentable dès la 1ère année et a atteint un volume d'affaires supérieur à  2M€/an, employait une équipe de 20 personnes et proposait les services de plus de 3.000 intervenants de l'enseignement supérieurdans toute la France.

Suite au vote d'un texte de la loi de Financement de la Sécurité Sociale 2013 porté par Marisol Touraine et Jérôme Cahuzac, la société a été impactée par une augmentation de charges sociales de 700K€/an soit 30% de notre chiffre d'affaires. La société - après 6 années d'affiléede croissance à  2 chiffres - a subi une perte de chiffres d'affaires de 50% en 2014, et de 50% également en 2015, année de sa cessation d'activité.

Comment faire pour rebondir après cela ?

Déjà , il fallait survivre avant de pouvoir rebondir. Le plus impactant était l'aspect humain, voir ce que vous avez créé se détruire et voir vos «amis» partir est plus difficile que de voir les chiffres en baisse. Heureusement, les collaborateurs ont su rebondir.

Nous avions capitalisé ce qui nous a permis de reprendre notre souffle. Puis nous avons rapidement été sollicités par l'ESSEC pour enseigner l'entreprenariat. Ensuite, j'ai été nommé responsable des 4 cours d'entreprenariat (ESSEC et HEC), c'était un beau développement d'activité et donc déjà  une stratégie de reconstruction. Nous avons voulu faire une vidéo pour relancer l'activité de Cap Enseignement mais nous avons trouvé cela trop long et trop cher et avons donc eu l'idée de nous lancer dans ce secteur et avons créé Pitchy, startup innovante. Faire un «VistaPrint» de la vidéo, proposer une trame d'animation de vidéo pré-fabriquée, simple, en quelques clics. Ce qui réduit le coà»t d'une vidéo par rapport à  d'autres prestataires. Notre cible sont les TPE/PME et cela varie de 100 à  500 euros.

Je continue à  enseigner et j'ai reconstitué ma rémunération en moins de 2 ans.

Qu'est-ce qui vous semble le plus difficiledans ce statut ?

Le plus dur dans l'entreprenariat ce n'est pas de trouver une idée, c'est «avec qui on travaille». L'entrepreneur est un solitaire mais il faut veiller à  ne pas rester seul même si on a un associé. C'est une respiration intellectuelle de se rencontrer entre entrepreneurs. Il est également important d'accepter la pression liée à  ce statut.

Qu'est-ce que vous aimez dans votre métier?

Ce qui me procure beaucoup de joie, c'est la signature de contrats et de voir mes salariés réalisés des projets de vie grâce à  leur travail.

On vit une «drôle» d'époque, une époque avec des vrais projets qui aboutissent et qui «décollent» (AIRBNB – BOOKING – UBER). Il y a de vrais opportunités mais il faut avoir une sacrée confiance en soi.

L'entrepreneur c'est le persévérant, le créatif, celui qui a le sens de la responsabilité. Dans ce statut, on voit davantage son travail que sa famille, il faut donc que l'activité plaise. C'est ce qui permet également d'être meilleur. Vous avez du temps et vous faites une activité que vous aimez, c'est la meilleure des vies professionnelles

Que donneriez- vous comme conseils à  un entrepreneur?

Le meilleur commercial c'est celui qui écoute. Il faut faire parler les gens, écouter leurs besoins. La vente c'est l'écoute plus que la négociation ou la capacité à  convaincre. Il faut bien entendu faire des relances. C'est de la volumétrie, c'est du temps et de l'humain.

En cas d'échec, l'enjeu dans un premier temps, va être d'accepter cet état, prendre le temps de digérer. (Etat de lutte, de combat, de démotivation). Ensuite, l'instinct de survie prend le dessus et vous pourrez faire l'inventaire pour voir pourquoi ça n'a pas marché afin d'éviter de renouveler les erreurs.

On passe sa vie à  craindre des choses qui ne vont pas arriver et on se rend compte que quand elles arrivent, on arrive à  y faire face.

Il est important de se fixer des objectifs mais en micro objectifs, prenez votre temps, allez-y par étape.

http://www.pitchy.fr/

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